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Deschambault-Grondines

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Superficie : 123,60 km²
Population : 1 991
Gentilé : Deschambaultien, ienne,
Grondinois, oise

Journal :  Le Phare

 

Coordonnées

120, rue Saint-Joseph

Deschambault (Québec)

G0A 1S0

Téléphone : 418 286-4511      

Télécopieur : 418 286-6511

Courriel deschambault@csportneuf.qc.ca

Internet :  www.municipalite.deschambault.qc.ca

 

Secteur de Deschambault

 

Deschambault prend place à l'endroit d'une des premières seigneuries concédées en territoire portneuvois par le roi de France, soit la seigneurie de Chavigny.  Le toponyme commémore le fondateur du village, Jacques-Alexis Fleury d'Eschambault, qui fut agent du roi, procureur et juge à Montréal. 

 

Historiquement, le noyau villageois de Deschambault s'est développé sur le cap Lauzon, une pointe de terre surplombant le fleuve, nommée ainsi en l'honneur de Jean de Lauzon, qui fut gouverneur de la Nouvelle-France.  La localisation des premiers établissements sur le cap s'explique par un ensemble de facteurs.  Ainsi, la vue que procure cet endroit sur le fleuve et les rapides Richelieu situés juste en face confèrent un caractère stratégique à ce lieu de l'avis des grands voyageurs et des militaires de l'époque.  Lors de son passage en 1603, Champlain observe, en effet, le danger que représente pour la navigation la présence des rapides à cet endroit.  En 1759, les français élèvent sur le cap un ouvrage fortifié composé de deux redoutes et d'une batterie de trois canons, ouvrages qui auraient été remis en état lors de l'invasion américaine treize ans plus tard.  En 1761, la position stratégique du cap Lauzon avait incité le gouverneur James Murray à projeter la construction d'une citadelle, laquelle fut plutôt érigée à Québec.  Cette communauté a longtemps été résolument tournée vers le fleuve alors que vers la fin du 19e siècle, 60% des hommes étaient pilotes ou marins.

 

Deschambault possède un riche héritage archéologique et demeure le témoin de toute une époque seigneuriale.  Le patrimoine bâti est remarquable, alors que six bâtiments sont classés monuments historiques et font la fierté des gens de l'endroit.  L'îlot paroissial composé de l'église Saint-Joseph, du couvent, du cimetière, du vieux presbytère, de l'hôtel de ville ainsi que de la salle des habitants forment un ensemble patrimonial impressionnant.  L'église construite entre 1835 et 1838 et le vieux presbytère construit en 1816 ont été respectivement classés monuments historiques en 1964 et 1965.  Le village de Deschambault se distingue indéniablement par sa grande valeur architecturale et historique et par le fait qu'il constitue l'un des plus beaux villages du Québec.

 

 

Secteur de Grondines

 

Le toponyme 'Grondines', apparaît dès 1632 sur une carte dessinée par Champlain.  Il rappelle le 'grand nombre de battures de gros cailloux qui se trouvent au devant (de l'endroit), ce qui fait que, lorsqu'il vente, les eaux y font grand bruit' (Gédéon de Catalogne, 1712).  Grondines prend place sur le site de la première seigneurie concédée en territoire portneuvois et constitue l'une des plus anciennes paroisses du Québec.  Les établissements originels furent érigés sur une pointe s'avançant dans le fleuve, puis relocalisés 200 ans plus tard sur le site actuel suite à une inondation majeure en 1840.  Quelques vestiges du premier village subsistent dont les ruines de la première église (1713), de même que l'un des plus anciens moulins à vent en Amérique du Nord.  Construit en 1674 et classé bien archéologique en 1984, le Moulin banal fut en activité pendant près de deux siècles.  L'église actuelle, de même que le presbytère ont été respectivement classés monuments historiques en 1987 et 1986.

 

Grondines compte aujourd'hui plusieurs résidences d'intérêt patrimonial.  Quelques-unes d'entre elles longent le chemin du Roy qui a conservé son tracé d'origine.  Certains habitants natifs de Grondines se sont illustrés par leur art ou leur implication politique dont Jean-Lomer Gouin, Premier ministre du Québec de 1905 à 1920, Charles Arcand titulaire du premier ministère du Travail de la province de Québec en 1931, Édouard Archambault, Juge en chef de la Cour des Sessions de la paix en 1939, de même que le compositeur et professeur Rodolphe Mathieu, père d'André Mathieu lui aussi musicien, dont les oeuvres ont fait de lui un compositeur important dans le Canada d'avant 1940.

 

Il est à noter que Grondines fut pendant quelques années reliée à Lotbinière par une ligne aérienne de transport d'électricité.  Démantelée en 1994, elle fut remplacée par la ligne de transport Radisson-Nicolet-des-Cantons qui constitue la première ligne à haute tension sous-fluviale au monde (450 kV) à courant continu.

 

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